La Chine fait le ménage dans les micro-prêts et la finance en ligne

Fric-Afrique avec AFP | lundi 04 décembre 2017 09:51

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Le siège de la banque centrale chinoise, à Pékin, le 7 août 2011

La Chine a dévoilé de nouveaux règlements pour encadrer le marché du micro-crédit, dans l'objectif avoué d'encadrer une finance en ligne en plein boom et d'endiguer l'envolée des crédits à la consommation et entre particuliers.

Les individus et sociétés ne disposant pas d'un feu vert spécifique ne pourront plus octroyer de prêts et les régulateurs ne délivreront plus d'autorisations pour des activités de prêts en ligne ou interrégionales, selon une notice publiée par la banque centrale chinoise (PBOC) et le régulateur des banques.

Par ailleurs, le taux d'intérêt pour de tels prêts entre particuliers ou entités privées ne pourra plus dépasser un plafond déterminé par la Cour suprême chinoise, avec un taux annualisé maximal de 36%, selon cette notice citée par le site d'information financière Zhongguo Jinrong Xinwen.

De surcroît, les créanciers ne pourront plus accorder des prêts à des personnes non solvables, encourager leurs clients à se surendetter, ni recourir à la "violence" ou à "l'intimidation" pour recouvrer leurs fonds, ajoute le texte.

Alors que les plateformes de micro-prêts se sont multipliées sur l'internet local, on y trouve souvent des taux exorbitants et des pratiques abusives de recouvrement --harcèlement, agressions, enlèvements...-- ont abouti à des faits divers tragiques très médiatisés.

Dans le même temps, la montée des risques financiers donnait des sueurs froides aux régulateurs.

Ce secteur pèse, selon une estimation citée par Bloomberg, quelque 152 milliards de dollars de prêts mais prospère à l'abri de tout contrôle en dehors des banques.

Alors que Pékin veut étrangler la "finance de l'ombre" mal régulée, le gouverneur de la banque centrale, Zhou Xiaochuan, a récemment dénoncé les menaces attisées par l'essor de la finance en ligne et appelé à une régulation plus drastique, fustigeant des risques "cachés, complexes, contagieux".

Plus généralement, le régime s'efforce d'endiguer l'envolée des crédits à la consommation, qui représentaient ces derniers mois autour de 60% des nouveaux prêts bancaires et viennent gonfler la dette déjà colossale du géant asiatique.

La PBOC s'était notamment déjà alarmée de voir des particuliers souscrire des prêts à la consommation pour s'assurer l'apport personnel nécessaire à l'obtention d'un prêt immobilier.

Deux grandes plateformes chinoises de microcrédits à la consommation, Qudian et PPDAI, ont récemment vu dégringoler leur cours à Wall Street alors que se précisait la perspective d'un durcissement réglementaire.

Par anticipation, Qudian avait assuré il y a dix jours plafonner un taux d'intérêt annualisé maximum de 36% pour le coût total des prêts accordés sur son application mobile --et même de 24% pour ses usagers passant par l'interface d'Alipay, la plateforme financière associée au géant de l'e-commerce Alibaba (lui-même actionnaire de Qudian).

AFP     

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