Mode : comment le Nigeria est devenu un nouvel eldorado

Fric-Afrique avec Le Point | vendredi 20 octobre 2017 10:11

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Depuis une dizaine d'années, le Nigeria bénéficie du lancement d'événements fédérateurs dans la mode comme la Mercedes-Benz Fashion Week, l'Africa Fashion Week Nigeria (AFWN), la Guaranty Trust Bank Fashion Week-end et même la Mens Fashion Week Nigeria, totalement dédiée à l'homme. Poussant la similitude avec l'Afrique du Sud, la grande patrie africaine de la mode et du style, ces manifestations sont principalement accueillies à Lagos, la capitale économique devenue l'un des hauts lieux de la mode africaine. Ronke Ademiluyi, fondatrice de l'AFWN, estime que l'industrie de la mode a un potentiel sous-exploité qui pourrait même prendre la relève de l'or noir : « Je la vois comme une alternative au pétrole, à condition que le secteur privé et le gouvernement soutiennent davantage cette industrie à croissance rapide qui peut aider à surmonter le chômage des jeunes. » Certes, avec une économie qui tire encore 75 % de ses revenus du pétrole, il reste encore un peu de marge pour que ce vœu se réalise. Mais il n'en reste pas moins que ces plateformes ont favorisé l'émergence d'un écosystème de la mode avec des retombées économiques prometteuses dans un pays où le taux de chômage de 9,9 % monte à 45 % parmi les diplômés. « Beaucoup de stylistes participant à l'AFWN sont de jeunes Nigérians diplômés qui ont étudié d'autres professions telles que médecins, juristes, banquiers, ingénieurs ou architectes » confirme Ronke Ademiluyi, « mais ils ont tous choisi la mode à cause du manque d'opportunité dans leurs secteurs respectifs ».

Le talent des créations africaines mis en exergue

Après avoir lancé son Africa Fashion Week à Londres en 2010, Ronke Ademiluyi a rapidement conçu un événement similaire à Lagos. Comme l'explique la fondatrice : « Ici, on promeut davantage les locaux et les différents textiles nationaux. Au Nigeria, nous avons l'Aso-Oke, l'Adire, l'Akwete entre autres. Du nord au sud, les différents États ont leur propre style de tissage qui font l'admiration tant des consommateurs locaux que internationaux ». La dernière édition de cet été a accueilli plus d'une cinquantaine de labels essentiellement nigérians comme House of Regalia, Kola Kuddus ou Niki Kay mais aussi quelques voisins comme les Camerounais Linda Ngwi et Alex Akande. L'AFWN a été le rendez-vous de jeunes pousses fraîchement diplômées comme Abisola Akanni, de people comme l'ancien footballeur Chidiebere Ekunife avec son label Marobuk, et de grandes figures comme Maureen Onigbanjo, à la tête de Maufechi depuis une trentaine d'années. Déjà présente l'année dernière, l'enseigne tchèque Veba Fabrics, bien moins connu que Vlisco, a présenté ses brocarts, de même que Nichemtex, partenaire de l'AFWN et fabricant nigérian des tissus Da Viva et ABC Wax, « une marque centenaire fondée en Angleterre et déplacée au Ghana en 2006 au plus près des consommateurs, fabriquée en Afrique et portée par les Africains » précise fièrement Steven Dutton, le directeur marketing du groupe. Et Ronke Ademiluyi de conclure : « L'industrie de la mode devrait davantage compter sur des initiatives qui confortent le Nigeria à l'avant-garde de la créativité et de l'innovation. »

Le Point     

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