Qatar : une bonne nouvelle pour l’or, mais pas pour le pétrole

Fric-Afrique avec Capital.fr | dimanche 11 juin 2017 12:04

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La rupture des relations diplomatiques entre le Qatar et plusieurs pays du Golfe a provoqué une grave crise diplomatique, qui devrait se traduire par des parcours divergents pour le pétrole et l’or.

Net regain de tension au Moyen-Orient, alors qu’y a éclaté lundi la crise diplomatique la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis (EAU), le Koweït, Oman et le Qatar. Plusieurs pays de la région, dont l'Arabie saoudite et l'Egypte, ont en effet rompu leurs relations avec le Qatar et décidé de l'isoler en fermant leurs frontières avec ce riche émirat, qui a réagi en accusant à son tour ses voisins du Golfe de vouloir le mettre "sous tutelle" et de l'étouffer économiquement.

Ryad et Abou Dhabi ont justifié la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar par son "soutien au terrorisme". "Le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daech (acronyme en arabe de l'Etat islamique) et Al-Qaïda", a souligné Ryad. Selon l'Arabie saoudite, Doha (Qatar) soutient aussi "les activités de groupes terroristes soutenus par l'Iran dans la province de Qatif", où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu'à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays.

Ces développements risquent de peser sur le prix du baril de Brent. En effet, l’Iran (l’allié du Qatar), membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), pourrait décider, par mesure de rétorsion, de ne pas respecter l’accord de réduction de la production d’or noir du cartel, qui vise à soutenir les cours. Une évolution qui contribuerait à déséquilibrer un marché toujours caractérisé par un excès d’offre et donc à maintenir une pression baissière sur le prix du Brent. Pire, la Russie, proche de Téhéran, pourrait lui emboîter le pas, en ne faisant elle non plus aucun effort pour réduire sa production, en dépit de ses engagements.

A contre-courant, le cours de l’or, valeur refuge, profite du regain d’aversion au risque lié à la crise diplomatique. Le prix du métal jaune grimpe de près de 1%, à 1.293 dollars, confortant ses gains des dernières semaines.

Capital.fr     

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